I love Dick - Chris Kraus

I love Dick, c’est un manifeste. C’est définitivement le roman étranger de la rentrée, celui qui vient d’un autre siècle et d’un autre continent, le raz-de-marée qui irradie nos rapports aux autres — I love Dick c’est une prophétie humaine, une expérience sociologique, une histoire d’amour épistolaire qui devient une réflexion psychologique fine et incontournable, un livre-gossip et un manifeste féministe en même temps. Un roman coup de poing, mustread absolu, à mettre dans toutes les mains, féminines comme masculines.



Une femme rencontre un homme...


I love Dick, c’est l’histoire d’une femme qui devient folle, folle amoureuse d’un homme prénommé Dick qu’elle n’a rencontré qu’une seule fois en compagnie de son mari. Pour tenter de composer avec cette obsession, elle choisit d’écrire à cet homme. Par jeu ou par défi, son mari décide de lui écrire à son tour.


Et donne naissance à un essai féministe avant-gardiste


Mère spirituelle de Lena Dunham, Kraus s’affranchit des codes académiques et offre ici la Bible des relations humaines du XXème siècle. Tout part d’une connexion. Elle partage avec Dick ce qu’elle pense être une connexion qui transcende le langage, une solitude essentielle que seuls elle et lui peuvent ressentir. Elle le conçoit comme un coup d’un soir mental, une « baise conceptuelle » qui l’obsède jusqu’à en faire un projet artistique avec son mari, à travers des lettres qu’ils écrivent à Dick — c’est là qu’elle réalise le premier grand point de ce roman : elle ne sera pas perçue comme une intellectuelle tant qu’elle sera vue comme la femme de son mari.


La suite est logique : elle le quitte, et transforme sa drague artistique en une drague amoureuse dans un texte intense, énigmatique, surpuissant. Son obsession avide et intarissable pour Dick la pousse à repenser chaque aspect de sa vie, à lui écrire ses révélations — à l’utiliser comme réceptacle pour ses idées avant-gardistes, pour cette réflexion qui, page à page, dessine un manifeste contemporain de la femme et de sa relation aux hommes, à l’accomplissement et à elle-même, jusqu’à la page finale qui, abrupte, jette le pavé dans la marre. Un peu de Liaisons Dangereuses, beaucoup de Madame Bovary, un concentré d’un siècle de sociologie littéraire qui nous enchante, hors des théories indigestes accoutumées : « Qui a le droit de parler, et pourquoi, c’est cela la vraie question. » (Flammarion)

en collaboration avec...

P.O.L.

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