J’ai des idées pour détruire ton ego,Albane Linyer

« Le jour où Viviane avait appris pour elle et Léonie, ou plutôt qu’elles le lui avaient dit, restait un bon souvenir pour Angela. Le premier shoot de cruauté avait été addictif. La complicité qui nait du crime et le désespoir bien visible ; deux ingrédients pour créer un souvenir de qualité. Pourtant, Angela avait toujours eu un doute quand à la paternité la décision. Quelque part, elle n’avait pas voulu se séparer de Viviane. Elle avait placé en elle ses espoirs et ses souvenirs d’adolescente, s’en voulait de détruire ce qu’elle avait pris tant de soins à créer. Léonie l’avait séduite par la facilité, et une nouvelle règle de vie : toujours faire souffrir les autres plutôt que se frustrer. »


Le pitch


Léonie, 27 ans, a le flegme pragmatique. Elle travaille chez McDo pendant la journée, garde la petite Eulalie le soir et se laisse porter par la vie. C’est souvent l’image d’Angela qui lui vient quand elle ferme les yeux et se laisse aller à une douce rêverie ou à des fantasmes plus crus – car Léonie a souvent la dalle.


Tapie dans l’ombre durant 10 ans, Léonie vivote en échafaudant des plans pour retrouver celle qu’elle aime lors de se rendez-vous susurré au coin de l’oreille des années auparavant. Alors que l’échéance se rapproche et qu’un drame surgit, elle laisse tout derrière elle et embarque Eulalie dans une cavale folle pour aller retrouver l’amour de sa vie.


Direction : Aix-en-Provence. Attachez bien vos ceinture, il va y avoir des turbulences.


Une histoire d'amour et de vengeance


J’ai des idées pour détruire ton égo, c’est une histoire de femmes. C’est suffisamment rare pour être souligné : c’est la première fois que je lis un roman sans aucun personnage masculin, un roman uniquement centré sur les femmes, leurs désirs, leurs rapports et leurs émotions. Une histoire de femmes donc, qui se sont croisées, qui se sont aimées, qui ont souffert - qui, toutes, tendent vers Léonie ou Angela, les deux personnages d’ancrage de ce roman choral.


Le point de départ est plutôt banal : Viviane, petite-amie d’Angela, est désespérée le jour où celle-ci lui annonce que tout est fini entre elles et qu’elle sort désormais avec Léonie. Une sombre histoire de coeur brisé et d’amours adolescentes donne le « la » à cette tambouille de haine, de vengeance et de rancoeur qui habite toutes les femmes qui se trouveront tôt au tard dans le sillage d’Angela et Léonie.


Le roman nous emmène dans une cavale haletante où les destins se croisent et se défont à coups de punchlines ravageuses et où l’issue a de quoi surprendre.


On aime : le ton âpre et cynique qui donne toute sa sève au roman.

On aime moins : la construction du roman qui met au même plan personnages principaux et secondaire et qui consacre un chapitre à chaque femme, même celles qui ne sont mentionnées que dans un seul paragraphe. Résultat : chacune reste une silhouette indifférenciable, brumeuse et mal définie, rendant la lecture difficile durant les 100 premières pages.


Tu peux découvrir les premières pages

du roman juste ici !


en collaboration avec...

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