Jeux de vilains, Iben Mondrup

Aller simple pour l’île de Disko, à l’ouest du Groenland. Dans un petit village danois, Iben Mondrup nous embarque sous le toit d’une famille de trois enfants et nous dévoile la vie secrète et les désirs inavouables de la fratrie. Délicat, intimiste et résolument bizarre, ce roman sublime l’atypique à travers une écriture du banal. Voyage. (Denoel)



Plongée dans les pays Baltes


Godhavn est une petite ville sur l’île de Disko, située à l’ouest du Groenland. C’est là que s’est installée une famille danoise avec trois enfants qui, chacun à leur manière, tentent de trouver leur place dans cette petite communauté du bout du monde, où cohabitent trappeurs, pêcheurs et chiens de traîneaux faméliques. L’environnement hostile et le climat particulièrement rude ne facilitent pas leur intégration. Sans réserve, avec la franchise caractéristique de l’enfance, les trois personnages délivrent leurs pensées comme elles viennent, sans filtre, abrupts, crus, innocents et graves, dans la douleur comme dans la joie, aux milles couleurs de l’esprit et du sentiment, à la texture âpre et atypique, souvent poétique, que le cadre polaire sublime d’un magnétisme singulier.


Portrait de famille


Il y a Bjørk, la petite dernière de 9 ans, dévergondée, envahissante, excessive et exclusive, fouineuse, tyrannique — seule. Il y a Knut, le frère délicat, trop sensible, nostalgique — et seul. Et puis il y a Hilde, la it-girl locale que son père, trop possessif pour ne pas verser dans l’ambiguïté, veut protéger de tous (ou garder pour lui), amoureuse d’un garçon qui débarque sur l’île, sauvage, indocile, indiscipliné, révolté, charmeur. Trois vies qui s’entrecroisent et se déciment sur la difficulté à s’intégrer dans une petite communauté, dans un village qui apparaît comme un microcosme de la société actuelle en en reprenant tous les maux — l’exclusion, les étrangers, la peur de l’autre, la différence par la peau.


Jeux de vilains est un roman singulier, très réussi, très bizarre aussi, beau mais indisposant, qui force au voyage et à un face à face douloureux sur notre manière de penser. Un malaise qui surgit d’entre les lignes et qui se tisse tout au long des pages et qu’on emporte avec nous comme un héritage une fois le livre refermé. Un roman qu’on n’oublie pas.

en collaboration avec...

P.O.L.

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