L’Autre qu’on adorait, Catherine Cusset

« C’est trop tard, écris-tu en sentant la jouissance atroce de ces mots définitifs qui te tuent tout en te sauvant : c’est fini. » Dans ce nouveau roman qui dessine un destin décimé, Catherine Cusset dresse le portrait de l’échec et de la persévérance, de l’amour mille fois déçu, de la vie avec ses vagues et ses creux — un point d’ancrage dans l’intimité d’une vie ratée et perdue. Coup de coeur déchirant. (Gallimard)



L’Autre qu’on adorait, Catherine Cusset


Extrait. « Quand tu penses à ce qui t’arrive, tu as l’impression de te retrouver en plein David Lynch. Blue Velvet, Twin Peaks. Une ville universitaire, le cadavre d’un garçon de vingt ans, la drogue, la police, une ravissante étudiante, une histoire d’amour entre elle et son professeur deux fois plus âgé : il y a toute la matière pour un scénario formidable. Ce n’est pas un film. C’est ta vie.»


Brutal, cru, déchirant - sublime


L’Autre qu’on adorait (qu’on cherchait sous la pluie), c’est sans doute le plus beau roman de Catherine Cusset. Le plus dur — il est brutal, cru, déchirant — et le plus doux, dans la beauté inouïe de sa langue, dans ses mots qui invitent au voyage, dans les nuances subtiles de ses phrasés qui la distinguent immédiatement de cette rentrée littéraire. Sa plume virtuose sublime la laideur de l’échec, le truchement de l’adresse à un lecteur, à son ami ou peut-être à elle-même apporte une singularité qui achève le génie de ce roman — beauté prodige d’un camaïeu de mots qui cinglent la mort pour mieux décortiquer la vie.


Une nécrologie fantasmagorique


L’Autre qu’on adorait, c’est une nécrologie fantasmagorique, une autopsie des montagnes russes de la vie, le mystère d’une mort. Cusset fouille la vie de Thomas, un universitaire brillant malmené par sa bipolarité, qui s’est suicidé à l’aube de ses 39 ans. La fiction comble l’ignorance, les questions demeurent sans réponse, mais ce n’est pas tant cette recherche de la vérité qui importe, sinon cette implacable acmé vers l’inévitable issue, cette exploration cuistre des territoires géographique, culturel et émotionnel, la grâce infernale d’une dérive psychotique. C’est un roman délicat et intense, qui ronge et qui vrille, qui s’arrête, atermoie dans des instants somptueux, s’enfonce dans des instants d’errance où la vie opère et la mort progresse. C’est une ode à la vie qui ne réhabilite sans doute pas les espérances de l’auteur ou la dignité de son sujet, mais qui interroge, qui explore — qui accole de la poésie là où il n’y avait que du chagrin. Un chef d’œuvre.

en collaboration avec...

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