10 bonnes raisons (parfaitement objectives) d'adopter le syndrome de Palo Alto

Le diagnostic est ferme et définitif : le coeur est touché. Le Syndrome de Palo Alto, c'est un roman incontournable de la rentrée, drôle, intelligent, original, audacieux - bref, une pépite à découvrir illico presto. Si cet enthousiasme débordant ne vous avait pas déjà convaincu, voici 10 autres raisons qui le feront.



#1 Parce que c’est un roman sans filtre

Sans filtre, et même sans fard ! Si Loïc Hecht s'attaque au mythe de la Silicon Valley et à ses icônes, il s'autorise un ton mordant, qui verse dans le cynisme et l'humour noir, et autopsie les conséquences plus ou moins cachées de cette ère digitale sur nos vies. Ici, tout le monde en prend pour son grade : les hipsters de San Francisco, les techies, les profiteurs, les accros du digital, les pitcheurs compulsifs, les désoeuvrés de la startup nation... et surtout les empires qui dominent la ville.


#2 Parce qu’il ausculte et raille nos insta-usages

De la montée en puissance des instagrammeurs à la consommation mainstream de porno, Le Syndrome de Palo Alto décortique la digitalisation du sexe, la précarisation de la société, l'ascendant du statut social sur l'estime de soi, la prépondérance du virtuel et sa façon de déborder dans le réel. C'est une analyse fine et subversive de la façon dont les codes du digital ont été adoptés IRL.

Instagrammeurs sans autodérision, abstenez-vous !


#3 Parce que ça fait du bien de lire un roman qui révèle la face cachée de la tech

Il faut dire que l'apologie de la start-up nation, on en a bouffé. Ok, c'est notre prooojeeeeeeet, mais quand même, il y a des limites. Si l'on savait déjà que derrière les jolis babyfoots et une déco qui semble tout droit sortir de Made.com, il y avait en réalité une dictature du bonheur, du présentéisme et une charge mentale délirante, Le Syndrome de Palo Alto va un peu plus loin dans le quotidien des startuppers et gratte le vernis de sa hype pour désosser ce qui se cache sous le mythe. Spoiler alert : c'est pas jojo. Mais honnêtement, ça fait du bien de lire un portrait, certes un peu plus pessimiste sur la façon dont l'hégémonie de la tech broie ses artisans, puis les digère. Quelque part, c'est le récit d'une tyrannie contemporaine.


#4 Parce que c’est un ovni

Ce roman, c'est un peu celui de tous les genres. Du contemporain, évidemment. De la tech, du suspense. Il y a un petit quelque chose qui va puiser dans les romans noirs, une bonne dose d'introspection, presque dans le style des romans d'apprentissage - mais un apprentissage qui part en vrille. Loïc Hecht emprunte les codes du film d'action et les applique à un melting pot d'intrigues dont les arcs se chevauchent pour former un récit polycéphale hyper entraînant. Impossible de s'ennuyer une foutue seconde.


#5 Parce que ses personnages vont vraiment loin

C'est un roman qui flirte avec les limites, les titille et les dépasse sans ambage. Loïc Hecht emmène ses personnages loin - un peu trop loin ? Il a l'audace de les pousser jusqu'au bout de leur parcours, de leur caractère, de leurs valeurs, là où beaucoup se seraient arrêtés en cours de route. La réussite de ce roman, c'est de réussir à développer et dérouler le récit jusqu'au bout en bousculant progressivement le genre, en passant d'une catégorie à l'autre sans jamais perdre en rythme.

#6 Parce qu’il a des airs de Titiou Lecoq

Si Loïc Hecht avait écrit son roman il y a dix ans, il aurait ressemblé à La théorie de la tartine, de Titiou Lecoq : 3 destins opposés qui se croisent sur une sombre histoire de revenge porn alors qu'Internet est encore naissant, réservé aux geeks et pétri de forums.

Comme lui, Le Syndrome de Palo Alto a un rapport ultra mainstream au sexe, étudie le sujet de la tech de l'intérieur et mêle économie & culture digitale à une histoire bien sentie. La seule différence : l'époque. Plus ouverte chez Titiou Lecoq, plus optimiste, c'est une vision du web plus vintage, qui était valable aux prémices de la démocratisation d'internet mais qui, aujourd'hui n'existe plus. Loïc Hecht est plus pessimiste (plus réaliste ?)... Mais compose aussi avec une époque qui a beaucoup évolué depuis les débuts gentillets du web.


#7 parce que c'est un page-turner

Une fois commencé, il vous sera très difficile de le reposer : l'histoire est prenante, il est facile de s'y identifier, les personnages sont attachants, fous complexes et singuliers, l'univers est familier et le cocktail, explosif.


#8 Parce qu’il utilise la langue de notre époque (vs Licorne)

Ce qui est très appréciable dans ce roman, c'est qu'il ne s'impose pas un style trop ampoulé. C'est ce que je reprochais à Licorne : le roman traite une problématique hyper contemporaine, mais le fait dans un style classique qui pourrait aussi bien parler de jardinage. Ici, Loïc Hecht offre à son roman le vocabulaire qui va avec - celui du digital, celui de 2020, mais aussi celui de la tech et de l'entrepreneuriat. De la scalabilité des pitchs au dialecte des camgirls : les mots collent à la peau de ce roman 2.0.

Amateurs de classiques only s'abstenir : Loic Hecht est parfois grossier, ses personnages, un peu vulgos, mais son roman, complètement jubilatoire.


#9 Parce que c'est un bon roman sur l'entrepreneuriat

Pour tous ceux qui pensent que monter une start-up, c'est "une belle aventure" super fun, pour ceux qui pensent avoir THE idée qui leur ferait gagner des milliards, pour tous ceux qui ont cru avoir inventé Uber avant Uber et même pour ceux qui veulent se lancer : ce roman est pour vous. Alors, c'est vrai que c'est aussi le roman de la désillusion, mais c'est une photographie assez fidèle de la réalité du marché actuelle et d'à quel point le surinvestissement personnel qu'un tel projet exige peut nous cramer le cerveau.


#10 Parce qu’il est temps que vous lisiez quelque chose qui vous sorte de votre zone de confort.

Et ça, c'est une très, très bonne raison.




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