Ma PAL de l’été et moi


Je vous l’ai présentée avant de partir en vacances : ma PAL de l’été déborde de romans de la rentrée. Dans ma valise, j’ai soigneusement tétris-é 13 romans, dont 11 qui débarqueront en librairie fin août. Car s’il y a bien quelque chose que j’adore, c’est de pouvoir occuper mon été à dévorer les romans de la rentrée - puisque je n’ai jamais autant l’occasion de lire qu’au bord de la plage ou de la piscine. J’étale ma serviette, je l’ouvre, je le termine et puis je pars. Il faut dire que je lis vite - mais l’été, j’adopte un rendement qui frôle l’industriel : c’est un livre par jour, ou presque. Parfois un peu plus, parfois un peu moins.

Dans cette transhumance studieuse, je me suis quand même autorisée quelques titres qui me faisaient envie depuis des lustres : Sex and the séries, que j’avais acheté sur un coup de tête en novembre dernier (rien que ça), et Celle que vous croyez, qui trônait dans une wishlist depuis un ou deux ans et qui est enfin venu jusqu’à moi quand Folio m’a proposé de m’envoyer un roman de leur catalogue dont j’avais envie depuis longtemps.

J’étais donc partie pour un été studieux - j’étais même prête à abandonner le blog et les chroniques jusqu’à mi-août. Et là, c’est le drame.



Ça a commencé par une innocente commande, la faute à Raphaëlle Bacqué. Richie et Les Strauss Khan, format poche, 14 petits euros, 500 pages, deux écarts minimes et puis voilà... Et puis je suis rentrée dans une librairie. Erreur fatale. Je me suis contenue, évidemment, mais j’ai craqué pour un grand format qui dormait dans ma wishlist depuis des lustres.

Trois romans, trois passionnants romans de plus sont donc entrés dans ma PAL un tout petit peu moins studieuse mais pas moins passionnante. Aujourd’hui, j’ai donc envie de vous parler de vous parler de ces cinq lectures d’été hyper contemporaines et atypiques, le genre qui te repose les sinus mais qui te fait quand même un peu cogiter.

Celle que vous croyez, Camille Laurens


À l’heure où j’écris ces lignes, je viens tout juste de poster la chronique - si vous l’avez loupée, vous pouvez vous rattraper avec la version longue (bourrée de citations) ou la version courte si vous êtes un peu feignasse sur les bords.


Celle que vous croyez, c’est donc un roman assez fou - un roman qui décortique à la fois l’évolution du désir avec le temps qui passe, la représentation des femmes dans la société, souvent (pour ne pas dire toujours) déséquilibrée par rapport aux hommes, mais aussi l’image de la femme quarantenaire et cinquantenaire et, surtout, le rapport entre sentiment amoureux et réseaux sociaux.

C’est un roman réfléchi et intelligent qui ausculte notre époque sans concessions : je vous le conseille absolument.


Sex & the series, Iris Brey


Une couv magenta, le mot ”Sex” taille 72 et un titre dupe qui sonne à la Carrie Bradshaw : il ne m’en fallait pas plus pour craquer.

Sex and the series, à la base, c’est une thèse diablement intéressante transformée en essai chez les éditions de l’Olivier. Elle trônait dans ma PAL depuis huit mois - une gestation longue qui n’a fait qu’attiser mon envie de la lire... Oui, mais voilà, parfois, quand j’ai très envie de lire un essai ou un roman, je crains un peu de le faire - j’ai peur d’être déçue, de ne pas rentrer dedans, de lire trop vite.


Celui-là aussi, je l’ai dévoré comme jaja. C’est frais, hyper contemporain, juste, érudit mais pas relou pour autant et, surtout, ça fait du bien de voir un peu de pop culture dans un essai philosophique ! Ça rend le propos plus accessible, et ça permet de s’identifier pleinement à ce qu’on lit.


Ici, l’auteure dégaine toutes nos séries préférées et en analyse les relations amoureuses et professionnelles entre personnages masculins et féminins via tous les prismes possible. Elle aborde la représentation du corps de la femme, le sexe, les préliminaire, le viol ou l’inceste, la façon dont ces leviers sont mis en scène et ce que ces mises en scènes signifient vraiment.