Adoration - Jimmy Levy

Adoration est un roman fort et poignant sur une histoire d'amour qui part en vrille. Les sentiments y sont violents, virulents, maladifs. La destruction est un art et, chez Jimmy Lévy, elle est viscérale.



De l'amour à adoration


"Je ne sais pas si tout se joue là, en une poignée de secondes. Je ne Sais rien de L. C’est la condition du désastre. L passe. L’univers va s’écrouler. L a des serpents qui dansent à ses chevilles, du poison sur les lèvres, du sang à son souffle, du soufre sur les mains. L passe et le couloir est un tunnel sans fin, sans issue. Il s’est déjà refermé sur moi. Et moi, déjà aveugle dans ce boyau aux parois déhiscentes, je n’en sais rien."


Pour une fois, le tortionnaire n'est pas un homme. C'est L., lumineuse, douce et attirante un jour, sombre, désinhibée et bourrée de médicaments le lendemain. Elle est enivrante, Il est amoureux. Mais L. est aussi accro à sa petite pharmacie, autodestructrice, perverse, toxique. Insoupçonnable tant ses apparences sont trompeuses. Trop vite, le piège se referme sur eux, lui, victime de ses sentiments, L., victime d'elle-même. Un drame annoncé qui ne pouvait que mal finir, dans les entrechats d'un couple qui se délite.


Jusqu'à ce que la mort nous répare


" L’adoration ne passe pas, elle s’enfonce en nous comme un cadavre. On n’en voit plus les traces en surface, les stigmates sur l’épiderme, dans le regard. Elle s’inhume, se décompose, disperse ses toxines dans le métabolisme, se putréfie dans nos mémoires jusqu’à en affecter le moindre souvenir."


Jimmy Lévy excelle dans cette écriture du ravage. De son récit fragmentaire, chaotique, surgit le tableau d’un naufrage, un autoportrait en ruines. Par sa plume acérée, le narrateur nous entraîne dans le terrorisme de l’emprise amoureuse : la poésie de l'amour entrecoupée de scènes d'hystérie, les "je t'aime" qui succèdent aux "je te hais", les ruptures et les retrouvailles, aussi tendres que dévastatrices.


Adoration, c'est les montagnes russes, c'est la passion dans le pire de ses sens - celui d'une fin nécessairement tragique. C'est un véhicule enflammé qui fonce dans un mur et qui accélère en regardant l'échéance approcher. C'est les fragments désordonnées d'un carnage bouleversant qui détruit trois vies avec la splendeur insolence des grands drames.


Tu peux découvrir les premières pages du roman juste ici !


en collaboration avec...

P.O.L.

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