Variations d’un coeur, Janice Pariat

Bien sûr, la première chose qui m’a attirée, c’est sa couverture. Des tons pastel, un titre à fleur de peau, un œil fragmenté - ça m’a plu d’emblée. Je fais partie de ces gens qui choisissent en grande partie leur lecture selon la couverture.

Et puis il y a eu le texte. Une claque. Un récit que te happe. Impossible de t’en défaire. Ça ressemble au film d’une vie, ça a un côté très cinématographique, avec tous ces hommes qui prennent la parole, qui exhument le passé pour la dessiner, Elle.


Le pitch


Variations d’un cœur, c’est l’histoire d’une femme racontée par les neuf hommes de sa vie. C’est un kaléidoscope poétique qui dévoile un personnage principal dont on n’entendra pas la voix mais qui se dessine en creux, à travers des anecdotes marquantes qui ont jalonné sa vie.


Il y a d’abord le prof, qui dresse le portrait d’une enfant singulière, au caractère bien trempé et à l’esprit créatif à sa façon. Et puis il y a les autres, le boucher, le protecteur, le marin.

Chacun a un fragment de son œil, chacun garde un fragment de son cœur. Ils l’ont tous aimée, à leur façon. Ils l’ont étreinte, parfois éteinte, souvent consumée. Il y a celui pour qui elle restera toujours insaisissable, celui avec qui l’amour tournait à la baston, à des disputes qui n’en finissaient pas de faire mal et d’ébranler, le genre d’amour où l’on est mieux séparés qu’ensemble. Il y a celui avec qui ce n’est que sexuel, et puis le fiancé, celui qui a réussi à l’attacher quelque temps -si peu de temps.


Verdict ?


C’est un roman brillant et réussi qui ne tombe pas dans la niaiserie, qui s’affranchit des clichés pour rentrer dans le vif, dans le dur, qui fait fi des banalités et se concentre sur des scènes fortes débusquées du quotidien.

Avec un point fort à noter - et qui marche à tous les coups : l’adresse directe au personnage, ce ”tu” qui reste toujours sans réponse mais qui dyanamise, voire dynamite le récit et projete le lecteur en pleine action. C’est beau, c’est fragile, c’est sulfureux: bref, c’est un énorme coup de cœur.


« On t’a réservé une chambre d’hôtel. Tu as l’air soulagée d’être libérée de moi. Peut-être est-ce l’occasion de s’éloigner l’un de l’autre, de faire le point. En effet, combien de temps cela peut-il continuer ? Et combien puis-je continuer à donner ? J’ai le sentiment que c’est comme ça depuis trop longtemps. Depuis le début. Je dois te rendre heureuse. Mériter ton amour en faisant, disant ce qui te plaît. Regarde, cela m’a anéanti. Je suis à bout de force, mon amour. Tu as puisé dans mon sang, mon âme, mon être, il ne va bientôt plus rien rester. Nous sommes toujours séparés à présent, même si nous sommes dans la même pièce, aussi petite soit-elle. »


Découvre les premières pages du roman ci-dessous !






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